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| Le moteur rotatif Wankel |
Nous intervenons également sur les moteurs rotatifs, plus rares, pour l’entretien, la réparation et le diagnostic. Cette page présente le principe du moteur Wankel, son historique et quelques rappels techniques utiles.
Le moteur rotatif reste une architecture particulière, connue notamment chez Mazda. Son entretien et sa recherche de panne demandent une bonne compréhension du fonctionnement, de l’étanchéité, de la combustion et des spécificités de lubrification.
Nous intervenons aussi sur les rares moteurs rotatifs pour les opérations d’entretien, de contrôle, de recherche de panne et de remise en état.
Entretien, réparation et recherche de panne.
Voici un petit rappel théorique...
Le moteur Wankel est un moteur à piston rotatif fonctionnant selon le cycle de Beau de Rochas, dans lequel un piston « triangulaire » convertit l'énergie issue de la combustion du carburant en une énergie mécanique de rotation transmise au vilebrequin.
Le moteur Wankel est, à tort, couramment désigné par le terme « moteur rotatif », bien que les fonctionnements des deux types de moteurs soient différents.
Le principe du moteur Wankel est fondé sur celui de la pompe à palettes, qui remonte à la deuxième moitié du XVIe siècle. Mais c'est seulement dans les années 1950 que le moteur est développé, sous sa forme actuelle, par l'ingénieur allemand Felix Wankel.
Contrairement au moteur à pistons classiques, le moteur Wankel n'utilise pas le principe du système bielle-manivelle. Il n'engendre aucun mouvement alternatif, ce qui réduit les transformations de mouvement, les frottements, les vibrations et le bruit.
L'ensemble comporte aussi un nombre de pièces réduit. Ces avantages en font une solution technique séduisante, même si son utilisation dans des véhicules de série reste minoritaire, principalement en raison de sa consommation importante et de problèmes d'étanchéité inhérents à son principe même.
Machines à piston rotatif. Photographie d'un système dont le fonctionnement est proche du moteur Wankel.
Le principe du moteur Wankel remonte à celui des machines à piston rotatif et plus particulièrement à celui de la pompe à palettes, encore couramment employée de nos jours.
Graf Pappenheimgasse invente quant à lui, en 1636, la pompe à engrenages permettant de récupérer l'eau d'une fontaine. La pompe à engrenage sert aujourd'hui régulièrement de pompe à huile dans la plupart des moteurs automobiles.
En 1901, l'Américain Cooley dépose un brevet pour une machine à piston rotatif décrivant une épicycloïde intérieure. En 1908, l'anglais Umpleby reprend le système et l'adapte à une machine à combustion interne.
Les Suédois Wallinder et Skoog sont les premiers à déposer le brevet d'un moteur à combustion interne fondé sur le principe d'un piston rotatif avec engrènement à denture. Plus tard, Dimitri Sensaud de Lavaud travaillera aussi sur une architecture proche.
Ces premiers développements se heurteront néanmoins à des problèmes d'étanchéité, de lubrification et de refroidissement, freinant leur exploitation à grande échelle.
C'est finalement Felix Wankel qui donnera au concept sa forme moderne et son nom, en poussant bien plus loin les travaux sur la segmentation, les joints et la cinématique du rotor.
Schéma du moteur Wankel :
1 : Conduit d'admission
2 : Conduit d'échappement
3 : Trochoïde (stator)
4 : Chambres
5 : Pignon
6 : Piston (rotor)
7 : Couronne
8 : Excentricité du vilebrequin
9 : Bougie d'allumage
Felix Wankel, ingénieur allemand passionné par le dessin industriel et le fonctionnement des machines, s'installe en 1924 dans son propre atelier à Heidelberg où il dessine les premières ébauches d'un moteur à piston rotatif.
Il s'attelle tout particulièrement à résoudre les problèmes d'étanchéité et développe progressivement une technologie suffisamment avancée pour attirer l'attention des industriels allemands.
C'est en 1951 que Wankel établit ses premiers contacts avec NSU, avec qui il signe un contrat d'association portant sur le moteur à piston rotatif.
Ce n'est qu'en 1959 que NSU annonce officiellement la réussite du moteur à piston rotatif et la commercialisation prochaine d'une automobile motorisée par ce type de moteur.
Animation du fonctionnement quatre temps du moteur Wankel.
Dans un moteur Wankel, les PMH de balayage permettent notamment le nettoyage de la bougie. Le moteur Wankel, tout comme le moteur deux temps, ne possède pas de temps de « nettoyage » au sens classique.
Deux bougies par rotor sont généralement utilisées pour déclencher la combustion du mélange air-essence afin d'augmenter la vitesse d'inflammation du mélange.
Étant donné que la chambre de combustion est très aplatie, l'ajout d'une bougie supplémentaire permet d'améliorer la combustion et la propagation du front de flamme. Une meilleure combustion diminue aussi l'émission de polluants et notamment la production d'hydrocarbures.
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